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Édouard Manet - Jésus raillé par les soldats

Ref : 4635 © Art Institute of Chicago Tous droits réservés.
Support :   Toile premium tendue sur châssis
Format :   20x26cm
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Salon de 1865 — le Christ trop humain, compagnon de scandale de l'Olympia

1865 : l'année où Manet a failli être détruit

Au Salon de 1865, Manet expose deux toiles côte à côte. La première est l'Olympia — le nu le plus scandaleux du XIXe siècle, cette femme nue au regard frontal que les critiques compareront à « une Vénus de morgue » au « ventre jaune ». La seconde est ce Jésus raillé par les soldats, un tableau religieux de grande ampleur qui provoque un scandale d'un autre ordre. Le public rit « comme des bossus » devant les deux toiles. Les organisateurs du Salon, dépassés, finissent par accrocher l'Olympia en hauteur, « au-dessus de deux portes, dans un lointain pudique, inaccessible aux regards ». Manet écrit à Baudelaire, désespéré : « Les injures pleuvent sur moi comme grêle. Je ne m'étais pas encore trouvé à pareille fête. »

Le Christ de Manet : un modèle d'atelier, pas un prophète

Qu'est-ce qui choque tant dans ce Jésus raillé ? Manet ne s'interdit rien. Il inscrit « roi des juifs » sur la couronne de Jésus — fidélité au texte biblique qui prend une résonance provocatrice sous le Second Empire. Surtout, il représente le Christ sans le halo qui, dans quatre siècles de tradition picturale, signalait la divinité du personnage. Ce Christ est un homme — un homme torturé, au corps lourd et charnel, cerné par des soldats grossiers aux visages goguenards. Il ressemble à un modèle d'atelier posant dans un studio parisien, pas à un prophète transfiguré par la grâce. Saint-Victor le qualifie d'« horrible Ecce homo ». Un an plus tôt, le Christ mort de Manet au Salon de 1864 avait déjà été comparé à « un mineur de charbon retiré de terre » et à un « Christ à la cave soutenu par deux ramoneurs ailés ».

Entre Renan et Zola : le Christ désacralisé

Le contexte intellectuel compte. En 1863, Ernest Renan publie sa Vie de Jésus, un best-seller qui nie la Résurrection et réduit le Christ à sa dimension humaine — un homme parmi les hommes, dont les miracles ne sont que des récits littéraires. L'influence de Renan sur Manet est probable : les deux Christ de Manet (celui de 1864 et celui-ci, de 1865) sont des corps d'hommes, pas des divinités. Émile Zola, qui deviendra le plus ardent défenseur de Manet, écrira plus tard à propos du Salon de 1865 : « Édouard Manet est encore reçu au Salon ; il expose un Jésus insulté par les soldats, et son chef-d'œuvre, son Olympia. » Pour Zola, le Jésus est la toile secondaire — c'est l'Olympia qui compte. Mais pour le public de 1865, les deux tableaux sont également insupportables : l'un profane le corps sacré du Christ, l'autre profane le corps de la femme.

La peinture religieuse après Manet

Les soldats qui entourent le Christ forment un cercle oppressant de corps massifs. La lumière tombe sur la chair pâle du supplicié, créant un contraste saisissant avec les tons sombres des bourreaux. Manet peint une scène de violence physique avec la même franchise qu'il applique à ses sujets contemporains — le réalisme ne fait pas d'exception pour la religion. Ce geste a contribué à fermer définitivement la porte de la peinture religieuse académique : après Manet, il sera difficile de peindre un Christ conventionnel sans paraître anachronique. Reproduite sur toile d'art, cette œuvre de l'Art Institute of Chicago apporte une gravité dramatique hors du commun — un grand format (191 × 149 cm) qui impose la présence de ce Christ trop humain.

Auteur : Edouard Manet

Dimensions de l'œuvre originale : 75 1/4 × 58 3/4 in. (191.5 × 149.2 cm)

Médium : Huile sur toile

Informations complémentaires sur le copyright : Don de James Deering


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