Claude Monet - Arrivée du Train de Normandie, Gare Saint-Lazare
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La gare Saint-Lazare peinte par Monet en 1877 : naissance d'une obsession sérielle
Un peintre installe son chevalet sur un quai de gare
Au début de l'année 1877, Claude Monet prend une décision audacieuse : il va peindre l'intérieur de la gare Saint-Lazare, le plus grand terminus ferroviaire de Paris, en pleine activité. Le choix du sujet est doublement provocateur. D'une part, les gares sont des lieux bruyants, enfumés, perpétuellement agités — tout le contraire des jardins, des rivières et des champs de coquelicots que les impressionnistes affectionnent. D'autre part, peindre en plein air dans une gare, c'est se confronter à un environnement que l'on ne contrôle pas : les trains arrivent et partent selon des horaires qui ne tiennent aucun compte des besoins du peintre ; la lumière change en quelques secondes selon que la verrière laisse passer le soleil ou que la vapeur des locomotives envahit la halle ; les voyageurs circulent en permanence, bousculant les chevalets et piétinant les toiles. Monet n'en a cure. Selon une anecdote souvent rapportée — et probablement embellie par le peintre lui-même —, il se serait présenté à la direction de la gare en se faisant passer pour un personnage important, obtenant ainsi l'autorisation de s'installer sur les quais avec ses toiles et ses pinceaux. En quatre mois environ, entre janvier et avril 1877, il réalise douze toiles représentant la gare sous tous les angles et dans toutes les conditions d'éclairage — une productivité remarquable qui témoigne de l'intensité de sa fascination pour ce lieu.
La vapeur comme matière picturale
Ce qui captive Monet dans la gare Saint-Lazare, ce n'est ni l'architecture de fer et de verre — bien qu'il en rende admirablement la structure —, ni les locomotives — bien qu'il les peigne avec une précision technique surprenante pour un artiste réputé indifférent aux détails. C'est la vapeur. Les panaches de fumée blanche et grise que crachent les locomotives s'élèvent sous la verrière, y restent prisonniers, se mêlent à la lumière naturelle qui filtre à travers le verre sale, créent des voiles mouvants qui transforment chaque objet, chaque figure, chaque structure métallique en une apparition fantomatique. Monet peint cette vapeur comme il peint les nuages dans ses paysages — comme une matière colorée, vibrante, en perpétuelle transformation. Le résultat est paradoxal : un lieu industriel, bruyant et sale devient, sous son pinceau, un espace poétique où la lumière et la matière jouent un ballet aussi subtil que dans les sous-bois de Fontainebleau ou les falaises de Normandie. L'écrivain Émile Zola, qui visite la troisième exposition impressionniste en avril 1877 où Monet présente sept des douze toiles, sera frappé par cette capacité à transformer un lieu banal en un spectacle pictural, écrivant que l'on entend « le grondement des trains qui s'élancent » et que l'on voit « les torrents de fumée s'enrouler sous les vastes hangars ».
La gare qui reliait Monet à sa peinture
La gare Saint-Lazare n'était pas un sujet quelconque pour Monet. C'était la gare de sa vie. Depuis ce terminus partaient les trains pour la Normandie, la région où il avait grandi, où il avait appris à peindre en plein air sous la tutelle d'Eugène Boudin, où il avait découvert la lumière maritime qui allait transformer son art. C'était aussi la gare d'Argenteuil, la banlieue où il vivait alors avec sa famille, et d'où il prenait le train chaque jour pour rejoindre son petit atelier parisien de la rue Moncey, à quelques pas de la gare. Monet connaissait intimement ce lieu : les bruits, les odeurs, les rythmes, les foules du matin et du soir, le sifflement des locomotives et le fracas métallique des aiguillages. La série des gares Saint-Lazare est donc un autoportrait indirect : c'est le tableau du trajet quotidien d'un peintre entre sa maison de banlieue et son lieu de travail, entre la nature et la ville, entre le XIXe siècle rural et le XIXe siècle industriel.
La première série de Monet
Les douze toiles de la gare Saint-Lazare constituent la première véritable série de la carrière de Monet — c'est-à-dire le premier ensemble de tableaux consacrés à un seul et même motif, peint sous des angles et des éclairages différents. Cette méthode sérielle, que Monet perfectionnera dans les décennies suivantes avec les meules de foin (1890-91), les peupliers (1891), la cathédrale de Rouen (1892-94), les vues de Londres (1899-1901) et bien sûr les nymphéas (1895-1926), trouve ici sa première expression aboutie. Les douze toiles de la gare ne racontent pas une histoire : elles explorent un espace sous toutes ses facettes visuelles, comme un musicien explore un thème en le déclinant en variations. Chacune adopte un point de vue légèrement différent — certaines sont peintes depuis l'intérieur de la halle, d'autres depuis l'extérieur, certaines montrent les trains en approche, d'autres les locomotives à l'arrêt —, mais toutes partagent une même obsession pour la vapeur, la lumière et le mouvement. Sept d'entre elles furent présentées ensemble à la troisième exposition impressionniste d'avril 1877, probablement accrochées dans la même salle, créant ainsi un effet d'immersion qui anticipait les installations muséales contemporaines.
Un chef-d'œuvre à l'Art Institute of Chicago
Cette version — l'Arrivée du Train de Normandie — est l'une des plus « lisibles » de la série : on distingue clairement la locomotive noire arrivant sous la verrière, les panaches de vapeur qui s'élèvent, les silhouettes des voyageurs massés sur le quai et, au fond, la structure de fer et de verre qui coiffe la gare comme une cathédrale industrielle. Un critique de 1877 la qualifia d'« excellente », louant son « impressionnisme exact et clair » et son caractère « sans prétention et bien fait ». Monet l'avait vendue en mars 1877 à Ernest Hoschedé, le collectionneur qui deviendrait plus tard le mari d'Alice, sa seconde épouse. Après être passée entre les mains du docteur Georges de Bellio, puis des galeries Paul Rosenberg et Durand-Ruel, elle fut acquise par le grand collectionneur Martin A. Ryerson pour 7 000 dollars en 1911 et léguée à l'Art Institute of Chicago en 1932. La reproduction sur toile d'art (60,3 × 80,2 cm) restitue toute la puissance atmosphérique de cette scène ferroviaire — les noirs profonds de la locomotive, les gris irisés de la vapeur, la lumière bleutée qui filtre à travers la verrière — et insufflera dans un salon, un bureau ou un espace de vie l'énergie vibrante du Paris industriel de la Belle Époque.
Auteur : Claude Monet
Dimensions de l'œuvre originale : 60.3 × 80.2 cm (23 3/4 × 31 1/2 in.)
Médium : Huile sur toile
Informations complémentaires sur le copyright : Collection M. et Mme Martin A. Ryerson
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